Les activités autonomes

D’abord phénomène anecdotique, on trouve maintenant des tiroirs d’activités autonomes dans beaucoup de classes. Il faut dire que l’opération commerciale autour de la « méthode Montessori » a aidé … Je ne m’étendrai pas sur cette mode liée à des intérêts purement commerciaux, mais la pauvre Maria doit se retourner dans sa tombe. Si elle avait su… mais comment imaginer, il y a une centaine d’années (oui, oui, 100 ans) que l’école serait livrée à un monde aussi mercantile?

Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, je n’ai rien contre Maria Montessori qui a fait beaucoup pour l’école maternelle, mais, soyons réalistes, sa « méthode » commence à dater même s’il est vrai que « c’était tellement mieux avant » … Là, pour ceux qui ne l’auraient pas compris, je blague.

Mais bon, venons-en au sujet de mon article, c’est à dire les activités autonomes telles que je les mets en place dans ma classe…

Je ne pratique pas la « méthode Montessori » même si bien sur, je ne peux nier qu’il y ait des liens et que je m’inspire de certains points. Le fonctionnement, les activités proposées correspondent à une classe, à des enfants du 21ème siècle.

Voilà maintenant 3 ans que j’ai commencé et, c’est certain, je ne reviendrai pas en arrière. Pourquoi ?

  • Cela a beaucoup simplifié, fluidifié et apaisé le fonctionnement de la classe et sa préparation. En effet, il y a quasiment toujours un groupe en autonomie sur les « tiroirs » ce qui évite les ateliers en autonomie un peu factices.
  • Les enfants y trouvent leur compte et apprécient, chacun à leur heure, ces moments où ils peuvent travailler seuls, où ils peuvent choisir quoi faire, où et quand, où ils peuvent s’entraîner à leur rythme.
  • Mes élèves sont beaucoup plus autonomes et capables de prendre des initiatives.
  • Cela permet aux enfants d’entraîner leurs points faibles mais aussi de travailler leurs points forts pour se rassurer et gagner en confiance.
  • « J’ouvre » les activités autonomes également sur l’accueil et sur les temps de jeux libres. Certains enfants font le choix des tiroirs plutôt que celui des jeux. C’est donc bien que cela les intéresse.

Ce que j’ai changé depuis les débuts ?

  • J’ai maintenant un « stock » d’activités autonomes suffisant pour varier davantage et adapter aux besoins.
  • Je mets certains tiroirs en double afin d’encourager les interactions entre pairs… et ça fonctionne très bien.
  • J’ai énormément simplifié la fiche de suivi pour faciliter son utilisation par les enfants mais aussi pour en faciliter la préparation. Vous trouverez des exemples ici.
  • Je programme en liant les activités d’une période aux apprentissages de la période précédente.
  • Je prends le temps, régulièrement, de me consacrer, sur un temps de classe, à l’observation de ces activités, d’échanger avec les enfants, de faire le point avec eux.

Vous trouverez d’autres précisions sur la page qui y est consacrée.

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