Fonctionnement de la classe

Voilà donc ce que j’ai mis en place et qui, après 5 semaines d’expérimentation, fonctionne très bien.

Au début de chaque période, j’installe une série conséquente « d’activités autonomes », c’est à dire d’activités qui doivent fonctionner sans moi et sans l’ATSEM. Je peux ensuite consacrer toute mon énergie à la conception et à la mise en œuvre d’ateliers encadrés par l’ATSEM ou dirigés par moi-même.

Les principes qui gèrent ces activités autonomes :

  1. Elles sont fixes sur une période (sauf pour la 5ème qui cette année dure 11 semaines !!!) de façon à ce que tous les enfants puissent y passer plusieurs fois.
  2. Les enfants s’y installent à 2. Plus de 2 entraînerait beaucoup de bruit mais je tiens à ce que les échanges soient possibles, donc pas 1.
  3. Il doit y avoir suffisamment de possibilités de choix pour que tous les enfants puissent être en activité en même temps.
  4. Elles doivent être variées (jeux libres, jeux à consignes, dessin, écriture, graphisme, entraînement mathématiques, bibliothèque…) pour que chacun y trouve son compte.
  5. Leur mise en œuvre doit être évidente pour les enfants; s’ils ont besoin d’aide, d’explications pour s’y mettre, on ne peut plus parler d’autonomie.
  6. Elles doivent listées clairement dans la classe et facilement accessibles.

Quand ?

Tous les matins, sur les plages horaires consacrées aux « ateliers ».

Le vendredi après-midi. Sur ce créneau, je ne prend pas d’atelier en charge. J’en profite pour faire le point, sur les difficultés, les progrès, les réussites. J’observe le fonctionnement, je repère les enfants qui encore du mal à choisir, à se repérer.

Questions encore en suspend…

Dois-je absolument pouvoir contrôler qui fait quoi ? Et si oui, comment ? J’ai essayé, en plaçant des fiches où les enfants mettaient une croix en face de leur nom chaque fois qu’ils choisissaient une activité. Bien souvent, ils oublient.

Faut-il instaurer des règles par rapport au choix ? Par exemple, « on ne peut pas rester sur la même activité toute la matinée ». Mais pourquoi ? Le gamin qui choisit de s’investir dans un jeu de logique et veut aller jusqu’au bout n’est-il pas en train d’acquérir une compétence essentielle, la persévérance ? Ou encore « on ne peut pas choisir que des jeux libres ». Là encore, pourquoi ?

Une chose est certaine, je n’ai pas totalement réglé la question…

Mes observations après 5 semaines

La classe est plus calme.

Tous les enfants, sauf 2 ou 3 (sur 26) sont capables de choisir une activité et de la mettre en œuvre en respectant les règles. Ceux qui ont encore du mal à choisir sont les enfants les plus en difficulté. Ceux-là vont avoir besoin que je leur consacre un temps certain au début de chaque période et que j’accepte de les aider à choisir pendant quelques jours.

Certains sont assez « monomaniaques » et je dois veiller à les orienter de temps à autre vers autre chose.

Je suis bien plus disponible pour les ateliers dirigés car il n’y a rapidement plus eu de demandes d’interventions sur les activités autonomes.

Affichage de la période 3 récapitulant les activités disponibles : Activites-autonomes-periode-3

Pour laisser un commentaire ou lire ceux déjà déposer, suivez le lien commentaires.