Fonctionnement de la classe

Depuis janvier 2016, j’ai mis des « activités autonomes » en place dans ma classe. Au départ, l’objectif était d’apaiser un groupe particulièrement « dynamique ». Le but a été atteint. Soyons honnêtes, la classe s’est apaisée mais le groupe est resté « dynamique » 😉

Les premiers temps ont été compliqués faute de matériel et de mobilier adapté. Depuis, j’ai acquis un meuble avec 30 grands tiroirs dans lesquels j’installe les activités. Un avantage certain, le repérage dans l’espace. Les enfants savent clairement où sont installées les activités autonomes. L’inconvénient, certain lui aussi, est que le format des tiroirs limite le format du contenu.

Au début de chaque période, j’installe une série d’activités autonomes, c’est à dire d’activités qui doivent pouvoir fonctionner sans moi et sans l’ATSEM. Je peux ensuite consacrer toute mon énergie à la conception et à la mise en œuvre d’ateliers encadrés par l’ATSEM ou dirigés par moi-même.

Les principes qui gèrent ces activités autonomes :

  1. Elles sont fixes sur une période de façon à ce que tous les enfants puissent y passer plusieurs fois et se les approprier. Avec la répétition, les enfants gagnent en expertise et cela renforce l’estime qu’ils ont d’eux mêmes.
  2. Les enfants s’y installent seuls généralement mais il arrive que je tolère à 2. Plus de 2 entraînerait beaucoup de bruit mais je tiens à ce que les échanges soient possibles.
  3. Il est souhaitable que le nombre de tiroirs soit suffisant pour que tous les enfants puissent être en activité en même temps. Ce qui signifie que le nombre de tiroirs doit être supérieur à l’effectif de la classe afin de permettre la rotation des activités au rythme de chacun.
  4. Les activités doivent être variées pour que tous y trouvent leur compte.
  5. Leur mise en œuvre doit être évidente pour les enfants; s’ils ont besoin d’aide, d’explications pour s’y mettre, on ne peut plus parler d’autonomie. Le matériel doit induire la consigne et l’activité être si possible auto-validante.
  6. Les moments où elles sont accessibles doivent être clairement définis.

Quand ?

Tous les matins, sur les plages horaires consacrées aux « ateliers ».

Un après-midi de la semaine. Sur ce créneau, je ne prend pas d’atelier en charge. J’en profite pour faire le point, sur les difficultés, les progrès, les réussites. J’observe le fonctionnement, je repère les enfants qui encore du mal à choisir, à se repérer.

Les points à réfléchir lorsque l’on se lance :

Dois-je absolument pouvoir contrôler qui fait quoi ? Et si oui, comment ? J’ai essayé, en plaçant des fiches où les enfants mettaient une croix en face de leur nom chaque fois qu’ils choisissaient une activité. Bien souvent, ils oublient.

Faut-il instaurer des règles par rapport au choix ? Par exemple, « on ne peut pas rester sur la même activité toute la matinée ». Mais pourquoi? Le gamin qui choisit de s’investir dans un jeu de logique et veut aller jusqu’au bout n’est-il pas en train d’acquérir une compétence essentielle, la persévérance ?

Une chose est certaine, le principe est encore en évolution et il le restera.

Mes observations

La classe est plus calme.

En fin d’année, tous les enfants sont capables de choisir une activité et de la mettre en œuvre en respectant les règles.

Certains sont assez « monomaniaques » alors que d’autres aiment changer souvent.

Je suis bien plus disponible pour les ateliers dirigés car il y a peu de demandes d’interventions sur les activités autonomes si on prend le temps en début de période de bien les présenter…

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